La nutrition est aujourd'hui au cœur de tous les débats, et pour cause ! Entre les maladies chroniques, les maladies de pléthore et les famines, il y a de quoi s'épancher…
En consultation, bien sûr, nous ne rencontrons pas de cas de famines, de malnutritions liées à l'insuffisance ou à l'absence d'aliments… Et pourtant, supporter d'être affamé est hélas souvent un but recherché pour réussir à maigrir. Que d'efforts fournis, que de courage à subir, tant de frustrations et de privations !
Pour perdre du poids, comme je le dis dans mon livre, il faut tout d'abord commencer par manger. En revanche, il ne s'agit pas de s'alimenter de légumes et de viandes maigres, contrairement aux pratiques fréquentes. Cela reviendrait à supprimer tous les autres aliments, ceux de notre belle gastronomie…
En finir avec les idées reçues
Il est grand temps de lutter contre les idées reçues, d'éradiquer les habitudes alimentaires drastiques qui amènent le patient à craquer dans des proportions démesurées. Nous sommes pleins de craintes et de contradictions. La faim n'est pas un ressenti agréable, et tant mieux : c'est elle qui déclenche la prise alimentaire, qui nous guide vers nos besoins. Si la faim procurait un sentiment de bien-être (excepté pathologies du comportement alimentaire), notre espèce se serait éteinte — car, pour vivre, il faut manger.
Face aux questions et remarques récurrentes, il y a des solutions simples : comprendre comment fonctionne notre organisme, apprendre à identifier notre comportement alimentaire, y repérer les déclencheurs de la prise alimentaire et les émotions liées à l'acte de manger, apprendre à avoir faim et à se sentir rassasié. Vaste programme… Mais surtout, sortir au plus vite de la restriction cognitive.
Tout un chacun, faisant appel à ses bons souvenirs, se rappellera du poids qu'il pesait avant d'entamer cette pléiade de régimes. Combien de kilos d'écart ? 20 ? 30 ? 50 ? Un individu prend quelques kilos avec l'âge ; un autre, victime des régimes, en prend quelques dizaines… Les chiffres parlent d'eux-mêmes.
Je sais que vous pensiez bien faire et qu'aujourd'hui l'échec est cuisant. Alors, fort de ces constats, il ne reste qu'à chercher à maigrir autrement : sans privation, sans restriction, sans lutte et sans obsession.
Ensemble, travaillons sur vos problématiques nutritionnelles, alimentaires et comportementales, et trouvons les solutions efficaces pour y remédier.
